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À la dernière
minute...
source : Nathalie
A
la dernière minute, je me suis dépêchée de me rendre
au magasin à rayons pour faire mes emplettes de Noël. Quand
j'ai vu tout le monde qu'il y avait, je me suis mise à
maugréer. "Je vais passer un temps interminable ici et j'ai
encore tant de choses à faire, Noël commence vraiment à
devenir une corvée. Ce serait tellement bien de me coucher
et de me réveiller seulement après... Mais je me suis fait
un chemin jusqu'au département des jouets et là, j'ai
commencé à maugréer contre le prix des jouets en me
demandant si les enfants joueraient vraiment avec. Je me
suis retrouvée dans l'allée des jouets.
Du coin de l'oeil, j'ai
remarqué un petit bonhomme d'environ 5 ans qui tenait une
jolie petite poupée contre lui...
Il n'arrêtait pas de lui caresser les cheveux et de la
serrer doucement contre lui. Je me demandais à qui était
destinée la poupée. Puis le petit garçon se retourna vers la
dame près de lui : Ma tante, es-tu certaine que je n'ai pas
assez de sous? La dame lui répondit avec un peu
d'impatience: "Tu le sais que tu n'as pas assez de sous pour
l'acheter". Puis sa tante lui demanda de rester là et de
l'attendre quelques minutes. Puis elle partit rapidement.
Le petit garçon tenait toujours la poupée dans ses mains.
Finalement, je me suis dirigée vers lui et lui ai demandé à
qui il voulait donner la poupée. "C'est la poupée que ma
petite soeur désirait plus que tout pour Noël. Elle était
sûre que le Père Noël lui apporterait. Je lui dis alors
qu'il allait peut-être lui apporter. Il me répondit
tristement: "Non, le Père Noël ne peut pas aller là où ma
petite soeur se trouve maintenant. Il faut que je donne la
poupée à ma maman pour qu'elle lui apporte", Il avait les
yeux tellement tristes en disant cela. "Elle est partie
rejoindre Jésus. Papa dit que
maman va aller retrouver Jésus bientôt elle aussi, alors
j'ai pensé qu elle pourrait prendre la poupée avec elle et
la donner à ma petite soeur. Mon coeur s'est presque arrêté
de battre. Le petit garçon a levé les yeux vers moi et m'a
dit: "J'ai dit à papa de dire à maman de ne pas partir tout
de suite. Je lui ai demandé d'attendre que je revienne du
magasin. "Puis il m'a montré une photo de lui prise dans le
magasin, sur laquelle il tenait la poupée en me disant : "Je
veux que maman apporte aussi cette photo avec elle, comme
ça, elle ne m'oubliera pas. J'aime ma maman et j'aimerais
qu'elle ne me quitte pas mais papa dit qu'il faut qu'elle
aille avec ma petite soeur" Puis il baissa la tête et resta
silencieux.
Je fouillai dans mon sac à mains, sortis une liasse de
billets et demandai au petit garçon: "Et si on recomptait
tes sous une dernière fois pour voir ?" "Ok" dit-il "Il faut
que j'en aie assez" Je glissai mon argent avec la sienne et
nous avons commencé à compter. Il y en avait amplement pour
la poupée et même plus. Doucement, le petit garçon murmura:
"Merci Jésus pour m'avoir donné assez de sous. Puis il me
regarda et dit: "J'avais demandé à Jésus de s'arranger pour
que j'aie assez de sous pour acheter cette poupée afin que
ma maman puisse l'apporter à ma soeur. Il a entendu ma
prière. Je voulais aussi avoir assez de sous pour acheter
une rose blanche à ma maman mais je n'osais pas lui
demander. Mais il m'a donné assez de sous pour acheter la
poupée et la rose blanche. Vous savez, ma maman aime
tellement les roses blanches..."
Quelques minutes plus tard, sa tante revint et je m'éloignai
en poussant mon panier. Je terminai mon magasinage dans un
état d'esprit complètement différent de celui dans lequel je
l'avais commencé. Je n'arrivais pas à oublier le petit
garçon. Puis, je me suis rappelée un article paru dans le
journal, quelques jours auparavant et qui parlait d'un
conducteur en état d'ivresse qui avait frappé une voiture
dans laquelle se trouvait une jeune femme et sa fille. La
petite fille était morte sur le coup et la mère gravement
blessée. La famille devait décider s'ils allaient la faire
débrancher du respirateur. Est-ce que c'était la famille de
ce petit garçon?
Deux jours plus tard, je lus dans le journal que la jeune
femme était morte. Je ne pus
m'empêcher d'aller acheter un bouquet de roses blanches et
me rendre au salon mortuaire où était exposée la jeune dame.
Elle était là, tenant une jolie rose blanche dans sa main,
avec la poupée et la photo du petit garçon dans le magasin.
J'ai sorti du salon en pleurant, sentant que ma vie
changerait pour toujours. L'amour que ce petit garçon avait
pour sa maman et sa soeur était tellement incroyable. Et en
une fraction de seconde,
un conducteur ivre lui a tout
enlevé.
Espérant que ce message puisse rejoindre quelqu'un dans son
coeur et son esprit,
juste assez pour l'empêcher de conduire après avoir pris
de l'alcool
Les amis sont des anges
qui nous soulèvent quand
nos ailes n'arrivent plus à se rappeler comment voler...
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