À l'hôpital j'ai été

Hier soir dans veillée
Me v'là qui commence à mal filer
J'avais mal au coeur, pis j'vomissais
Ça fait que dans les toilettes j'restais
J'étais blême comme une face de carême
Pis comme j'étais pas pour rester de même
J'dis à mon mari à l'hôpital emmène-moé
Si j'continue m'a mourir c'est certain
On prend l'taxi avec une poignée d'esssuie-main
J'voulais pas faire de dégat, vous comprenenez ben
On arrive là tout énervé
La garde me dit Mme Carrier
'Donnez-moi votre carte d'assurance santé'
Pis là a commence à me questionner
Même ça voyait que j'étais après crever
Après a m'dit allez vous asseoir on va vous appeler
Une chance j'ai perdu connaissance, ça fait qui m'ont ramassé
Dans le corridor y m'ont faite coucher
J'avais honte mes fesses à tout le monde j'ai montré
La maudite jaquette j'pouvais pas l'attacher
Ça fait qu'une gang s'rinçait l'œil à me regarder
Y m'ont lavé l'estomac, pis le lendemain y m'ont envoyé
Mais c'est une affaire que jamais j'oublierai.

 

 
 

Le hockey

Je regarde le hockey, pour la première fois avec mon mari à télévision
C'est quoi cette gang de fou qui court avec un bâton
Y a un p'tit rond noir, gros comme un trente sous
Pis y court après, y vont se casser l'cou
Y en a un autre à l'autre boutte qui fait juste s'éjaré
Mon mari dit c'est pour pas que des buts soit comptés
Ça doit y faire mal de s'écartiller comme ça
J'vous dit que sa femme doit pas aimer ça
En arrivant chez eux y doit se tenir les fesses ben serrées
Pis sa p'tite femme à soir, de bonbon a sera privé
Y à un niaiseux en arrière du banc
Ben lui y crie après eux autres tout le temps
Si y a une extinction de voix, ça va être ben mérité
Qui farme sa gueule, pis qui arrête des bâdrer
Tout à coup y n'a deux qui se mette à se batailler
Là j'me dit, ça y est le fun va commencer
Ben non, trois niaiseux viennent les arrêter
Pis les font assire sur un banc chacun de leur côté
J'plante mon mari dans le salon, j'en ai assez
De ce maudit jeu de fou, qui s'appelle le hockey.

 

 

Le grand ménage

Ah ! Que je suis dont découragé
Le grand ménage je dois commencer
Riez de moi si vous voulez
Mais c'est pas vous qui le ferai
Dans un escabeau j'ai monté
Pour les rideaux enlevés
L'escabeau ayant tombé
Sur les fesses, je me suis ramassée
Prenant mon courage à deux mains
Je décidai de nettoyer le bain
Mon mari, ce grand écervelé
Le robinet de la douche n'avait pas fermé
Alors moi comme une idiote, je suis toute mouillée
On pourrait me tordre tellement je suis trempée
Je me change et je dois continuer
Sinon, ce maudit ménage j'aurai jamais terminé
Mon plancher je décide de laver
Mais dans la boîte de savon, me voilà enfargé
En pleine face je suis tombée
Et avec une poque sur le front, je me suis ramassé
La porte s'ouvre et qu'est-ce que j'entends
Mon cher époux qui entre en disant
"Ma belle tite chérie, qu'as-tu fait de bon pour souper ?"
Avec mes fesses en feu et ma poque sur le front
Il ose me demander ce que j'ai fait de bon
Un coup de pied où vous pensez je lui aurais donné
Mais je lui ai simplement dit, "Fait-le ton maudit souper !"


 


 

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