Le cancanage.
Le vieux vlimeux.
Opinion d'une femme mariée.
 

Le cancanage

Le savez-vous la femme d'à coté va déménager
Son chum l'a planté là, est ben découragée
Le gars l'autre coté y va rester
Pis y va continuer à se paqueter
C'est effrayant comme y boit ce gars-là
Il doit avoir une éponge en dedans pour boire tout ça
Ma belle-sœur, celle qui est grosse comme trois
A vient d'accoucher, pis des jumeaux elle a
Moi je pensais qu'elle en aurait une douzaine
Riez pas, on voit que vous lui avez pas vu la bedaine
Mon oncle Arthur en a pu pour longtemps
Faut dire qu'à 95 ans, y a faite son temps
Ses enfants se battent pour s'en occuper
Toute la gang voudrait ben hériter
C'est ma tante Georgette qui ma raconté tout ça
Je vous dis qu'elle a la langue sale celle-là
Moi ça me choque du monde qui font que cancaner
Il devrait commencer par se regarder
Ben non y font rien que bavasser
Moi c'est une chose que jamais je ferai.
 

 
 

Le vieux v'limeux

Mon mari y dit que c'est gaspillé
D'acheter des fleurs, pis m'es donner
Y dit que quand y sont fanées
À la poubelle y faut les jeter
Du chocolat non plus y veux pas me donner
Supposément ça va me faire engraisser
Pis quand j'y dit, j'ai besoin d'un manteau
Y me dit "voyons sa vieille, celui que tu as y est beau"
Pourtant mon vieux, ça lui fait rien de dépenser
La preuve, 6 p'tites bières par jour y va s'acheter
C'est vrai qu'y m'en donne jamais
Y dit c'est pour mon bien qu'y le fait
La bière qu'y me dit, c'est pas bon pour toé
Car après t'aurais une crise de foie
Les femmes doivent être sujette à ça
Pis les hommes eux autres le sont pas
L'autre fois un gros cadeau y m'a faite
Même s'il était enveloppé dans une gazette
Un quartier de bœuf y m'avait acheté
Y me restait juste à le débiter
Ben oui j'suis heureuse avec mon vieux
Même si parfois y est un peu vlimeux.

 

 

Opinion d'une femme mariée

Avant de me marier, mon mari disait
Pour toi la lune décrocher j'irais
Et après deux ans le dépaneur du coin
Est rendu bien trop loin
Il ne va certainement pas se déranger
Pendant qu'il regarde son hockey
Ma mère me l'avait pourtant dit
Tu sais ma fille les maris
Au commencement, ils sont de merveilleux amants
La lune de miel terminée, ils deviennent des enfants
Tout ce qu'ils veulent, c'est se faire gâter
Et pour nous payer, vont daigner nous embrasser
Comme toutes les jeunes filles je ne l'ai pas cru
Mais voyez maintenant où j'en suis rendue
Le matin lit son journal en déjeunant
Il n'y a rien de plus fâchant
Que d'essayer de lui parler
Et il fait "hum! hum!" sans m'écouter
Avant de partir pour travailler
Vite un petit bec il va me donner
Et le soir quand on va se coucher
J'aime mieux ne pas vous raconter
Les pauvres fois où il semble me désirer
Il tombe endormi avant de commencer
Je n'ai pas trouvé le mari parfait
Mais j'ai trouvé l'homme le plus épais.
 


 

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