J'ai eu mal en la voyant... 

 

Elle marchait rue St-Denis les yeux baissés.
Quand elle m'a vue, elle m'a parlé, et je l'ai examiné.
Elle était jeune, mal vêtue et semblait désespérée.
Elle devait être dans la trentaine.

Aucune lueur de bonheur dans ses yeux et elle pleurait.
Elle a dit : Madame, mes enfants et moi, on a faim.
Elle était très polie.Je lui ai dit doucement :
Je ne te donnerai pas d'argent mais je t'achèterai de la nourriture.

 

Cette femme a baissé la tête et elle a dit :
Je vous rembourserai. Donnez-moi votre numéro de téléphone.
Je l'ai regardé dans les yeux, où se lisait le désespoir,
et j'ai dit : Je ne veux pas être remboursé.
Nous sommes allés à l'épicerie du coin et comme un enfant,
elle prenait une chose et une autre... 




Je la laissais faire et je pensais en même temps qu'elle était
celle qui me donnait la chance de donner ce que je pouvais,
la chance de nourrir des petits enfants qui avaient faim,
la chance de pouvoir remettre à d'autres un peu
de ce que la vie me donnait en abondance.. 



Je serai toujours reconnaissante envers cette personne
de m'avoir montré l'Amour dans quelques sacs d'épicerie.
Je ne suis pas un ange mais cette femme m'a appris que...
ce que l'on garde pour soi, on l'oublie
et ce qu'on donne, on le garde pour toujours. 



 


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