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journalpuceb.jpg (886 octets)Mon correspondant... Virgule (juillet 2003)

Tu sais depuis que j'ai mon laptop... j'ai commencé à chatter sur Internet (j'aime donc pas ça ce mot-là, j'aimerais mieux "chienner"... entéca...)

Mais as-tu vu les journaux dernièrement ? Y a des femmes qui se font couper en petits morceaux. Eille c'est grave en chien !  Faut faire très attention ; y a des méchants même sur Internet. Ça fait que ma maîtresse a m'a dit de correspondre plutôt par email, c'est plus sûr ! Ca fa que j'ai commencé ça... Pas pour cruiser, juste pour me faire des amis.

Pis c'est le fun. J'ai plein de nouveaux amis et amies, même des tites minounes.
Ils m'écrivent et je leur répond. C'est de même que ça marche.

Et un jour, j'ai rencontré Virgule.

C'est lui Virgule...

On s'écrivait depuis 3 semaines quand il m'écrit une journée comme ça :
 
" Tu sais Maya, tu es belle, tu sembles gentille et intelligente mais tu fais bien des fautes en écrivant. C'est désolant !"

Eille... désolant... !?!?&?%!!!

Sur le coup, j'me suis dit... j'y écris plus, qu'il ail au diable !

Mais ça m'a quand même piqué le nerf au vif je te le dis ! Ça fa que là j'ai commencé aussi des cours de français sur Internet.

Je les prends chez "Langue au Chat" (coudon y a pas juste des chats sur Internet...  "Langue au Chien ça ferait bien non ?) Entéca...  Si tu fais des fotes toi aussi, tu devrais aller là : http://www.langueauchat.com/  Mais j'ai un ti-peu de misère à suivre ; je suis toute fourrée avec les participes passés. Mais tu vas voir, je fais des progrès. Mais c'est pas de ça que je voulais te parler. 

Je reviens à Virgule...  Un jour il m'envoie un beau poème par email et m'écrit :
"Email ça à ta maîtresse et tu vas voir, elle va pleurer en le lisant. Ma maîtresse a l'a pleuré comme une mitaine quand elle l'a lu."

Ça fait que j'envoie ça par email à ma maîtresse avec une beau papier à lettre et là quand son ordinateur a fait bip bip, je le savais qua recevait mon message. Je la surveillait du coin de l'oeil. A l'a tout lu mais elle n'a pas pleurer pantoute.

Et là elle m'a regardé et m'a dit  :
"Maya c'est super beau ce texte-là ! Il vient d'où ?"
Wow ! J'ai été surprise par sa question !

J'ai répondu bien vite : "Ça vient... de ma... tête... !"

Et là, elle m'a regardé dans les quenoeils et m'a dit : "Maya, en plus d'être une petite copieuse, t'es une petite menteuse. On appelle ça du plagiat !"

Oh Boy ! Quand a sors des mots que je comprend pas, je sais que c'est sérieux. Ça fait que j'ai été obligé de lui dire que ça venait de Virgule, patati patata...

Elle m'a fait la petite morale et elle m'a dit : "Maintenant si tu veux le mettre dans ton journal mais en expliquant d'où ça vient (de toute façon personne  croirait que c'est toi qui a écrit ça) peut-être que ton orgueil va en prendre un coup et ça va te donner une bonne leçon.  Parce que ce texte est très...très beau et il mérite d'être lu."

J'étais coincée comme une sardine.

Donc... (j'ai appris ce mot-là cette semaine)

Donc... Donc... voici un poème écrit par mon ami Virgule et je le dédis à toutes les maîtresses de petits chiens.  Ben... de gros aussi !



ÉMOIS D’UN CHIEN À SA MAÎTRESSE
(mai 2003)

Ne me malmène pas !
Je suis vieux et n’en ai plus que pour quelques années sur cette terre…
Ne me malmène pas !
N’as-tu pas vu la blancheur s’insinuer entre mes pattes devenues
frêles et malhabiles ?
Accepte mon âge et tolère-moi encore un peu…
Surtout aime-moi tel que tu me le promettais si bien hier encore…
Car je fais de mon mieux, tu sais, mais je n’ai plus l’ardeur et la vitalité d’autrefois. Ma jeunesse et ma fougue sont derrière moi.

Compte-toi chanceuse, chère maîtresse, je ne suis pas sénile !
Dieu me garde et me protège, et j’espère jusqu’à la fin de mon règne,
d’une maladie qui peut nous attaquer nous aussi les chiens : la maladie d’Alzheimer. Ainsi, j’ai encore toute ma tête même si parfois je m’égare.

Tu sais le pourquoi de mes égarements canins ?
C’est que tu m’as toujours si affectueusement chéri et dorloté
 que mon pauvre vieux cœur supporte maintenant difficilement
une promesse mal tenue de ta part.

Veille sur moi tel que tu me le promettais si bien hier encore !
Tu disais me chérir jusqu’à mon dernier souffle…
Je t’aime toujours, moi !
Je n’ai pas changé mon regard parce que les ans ont coulé.
Je te regarde comme au premier jour.

Essaie de me comprendre…
Quand tu auras mon âge, tu verras les douleurs et les maux qu’engendre
la vieillesse ! Mais les pires malaises sont ceux de l’âme,
je vais souffrir davantage si tu m’abandonnes.

Jusqu’à ce jour, tu as bien pris soin de moi.
Tu as sans cesse veillé sur ma santé afin que mon état ne se dégrade pas trop ; et je me porte assez bien physiquement, tu admettras.

Je te remercie pour tous les soins vétérinaires
que tu m’as généreusement prodigués.
Je t’en suis reconnaissant,
dans mon cœur de chien tu as été merveilleuse !

Mais aujourd’hui,
alors qu’il ne me reste plus qu’à couler les jours paisibles
de ma vieillesse, je t’en supplie, sois patiente envers moi !
Ne brusque pas ma vigueur amoindrie, ne m’en veux pas si je
ne réponds pas tous les jours correctement à tes attentes.

Je suis vieux, maîtresse !
Cette condition ne m’octroie pas certes tous les pardons,
mais tâche de te rappeler qu’à tes commandements tu parles à ton
animal de compagnie qui frisera sous peu les quatre-vingt ans.
Je n’exige pas que tu me respectes, c’est moi le chien.
Ne me néglige pas aux dernières années de ma vie,
c’est tout ce que je désire.

Accompagne-moi sur ma route jusqu’à ce que la
grande Lumière m’emporte…
Ne sois pas triste, ne fuis pas !
Ça viendra un jour et tu le sais.
D’ici là promets de me cajoler encore,
il y a des jours ou ta froideur glace ma sensibilité à fleur de peau.
Ne me repousse pas sous prétexte que mes finesses sont
moins grandes, ce n’est pas vrai et tu le sais !
Ne me préfère pas à un autre partie,
je suis auprès de toi depuis tant de temps.
Depuis quinze ans et demi, je suis fidèle.
Toi parfois m’as fait faux bond, mais je ne t’en veux pas, je t’ai pardonné.

Ne me malmène pas…
Je vais tout faire pour te donner du bonheur,
bonheur que tu attends encore de moi.

Je te connais, tu es une maîtresse très exigeante mais
je t’aime telle que tu es.

Ne m’accorde que le pied de ton lit et ta main sur ma tête pour me réconforter.
C’est tout ce que j’exige de toi.

Ton compagnon fidèle, Virgule.





T'as tu pleuré ?
 


Bon là il faut que je te laisse parce que c'est mon maître qui prépare le lunch ce soir ; pis avec lui, ça revole partout dans la cuisine.
Et moi... je fais... le ménage.... Tu comprends-tu ? Hihihi

 

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