La paraskevidékatriaphobie

Le vendredi 13 a généré sa propre phobie :
la paraskevidékatriaphobie, peur irraisonnée du nombre 13.

Certaine pratiques comme les mariages, les naissances ou la navigation
sont évitées en Occident les 13 du mois.
Dans de nombreuses villes, il n'y a pas d'habitations portant le n°13.
Les grands immeubles, également, évitent de nommer le 13e étage (qui devient un 12 bis ou un 14a)
et certains hôtels n'ont pas de chambre 13 pour éviter d'y loger un client supersticieux.

Les vendredis 13, les paraskevidékatriaphobes ne vont pas travailler,
ne partent pas en voyage, ne font pas leurs courses, bref, ne sortent pas de chez eux.
Un économiste américain a d'ailleurs relevé l'impact économique des vendredis 13 :
ces jours-là connaissent en effet une baisse importante de la consommation.

Tour d'horizon de quelques autres pays du monde

En Espagne et dans les pays d'Amérique latine, on ne craint pas le vendredi 13 mais le mardi 13.
En effet, le mardi est placé sous le signe de Mars, dieu de la guerre dans la mythologie romaine.
Ce jour est également associé à la planète rouge, synonyme de destruction et de violence.

En Italie, c'est le chiffre 17 et non le 13 qui est associé à la malchance.
En effet, en chiffres romains, 17 s'écrit XVII.
Ce chiffre est l'anagramme de VIXI,
qui signifie en latin " j'ai vécu ", interprété par extension comme " je suis mort !
"

En Chine, c'est le 4 (qui se prononce, "shi", la mort) qui est effrayant et non le 13.
Ce dernier chiffre est, au contraire, associé à la vie.

Qu'est-ce qu'une superstition ?

Le terme superstition peut avoir plusieurs sens :

Il signifiait, au XIVe siècle, « religion des idolâtres, culte des faux dieux ». 

Au XVIIIe siècle, il désignait la religion et les préjugés inexplicables par opposition à la raison.

Selon ces acceptions, il peut englober, avec une connotation péjorative,
toutes les pratiques ou croyances d'ordre religieux,
considérées comme sans valeur ou irrationnelles par le locuteur.

Il désigne la croyance que certains actes ont toujours une conséquence positive ou négative,
que certains objets, animaux ou personnes portent systématiquement bonheur ou malheur,
que certains phénomènes sont des présages automatiquement suspicieux ou funestes,
et ce, pour des raisons que la personne superstitieuse ne saurait expliquer,
ou pour des raisons considérées comme irrationnelles, non admises par la science moderne. 

Il y a parfois attribution d'une signification anthropocentrique et d'une intention à l'événement aléatoire ou l'objet.
On parle alors de pensée magique. 

Les superstitions sont souvent d'ordre culturel,
c'est-à-dire partagées à des degrés divers
par le milieu social dans lequel la personne superstitieuse se trouve, et diffèrent d'une culture à l'autre. 

Néanmoins, il existe des superstitions purement individuelles.

(source: Wikipedia)

 






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