Le courage sur demande

À l'été de 1991, mon mari et moi étions en vacances en Irlande.
En bons touristes, nous visitâmes le château Blarney.
Et, bien entendu, lorsqu'on visite le château Blarney,
on doit aussi embrasser la statue de Blarney.

Or pour se rendre à la statue, il faut monter plusieurs escaliers très étroits.
Comme j'ai toujours eu peur des hauteurs,
je demandai à mon mari d'y aller sans moi et de me dire ensuite
si je serais capable de le faire.

Lorsque mon mari revint, je lui demandai:
"Alors ? Qu'en penses-tu ?" 
Avant même qu'il puisse répondre,
deux vieilles dames frêles s'approchèrent et me dirent:
"ma chère, si nous sommes capables de le faire, vous l'êtes aussi!

  J'aillai donc embrasser la statue de Blarney.''

Environ un mois après notre retour d'Irlande,
on m'annonça que j'avais un cancer du sein
et que j'allais avoir besoin de radiothérapie et de chimiothérapie.


Mon médecin m'indiqua les effets secondaires possibles :
je pouvais perdre mes cheveux, avoir des nausées et des diarrhées,
devenir fiévreuse et ainsi de suite. 

Peu après, alors que mon mari et moi étions assis
dans la salle d'attente en vue de mon premier traitement, je me sentis très anxieuse.

  Je me tournai vers mon mari et lui demandai : "Crois-tu que j'en suis capable ?"

Devant nous, deux vieilles dames frêles
venaient tout juste de terminer leur traitement de chimiothérapie! 
Mon mari me prit alors la main en disant :
"Ma chérie, ce sera comme au château de Blarney;
si elles sont capables de le faire, tu es capable aussi! " 

Et je l'ai fait !

Savez-vous ce qu'il y a de formidable avec le courage ?
Il se pointe toujours quand vous en avez besoin.

                                                         Maureen Corral

 


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